Voyager avec mon proche
S’évader du quotidien, lâcher prise... Le voyage contribue au bien-être de tous, peu importe l’âge ou les capacités. Quelques astuces pour faciliter la planification.
Vous avez envie de prendre l'air. Au quotidien, vous vous efforcez de concilier travail et soin à votre proche, de prendre soin de vous et de ménager du temps pour vous en acceptant l'aide. Cela ne suffit pas. Aujourd'hui, vous voulez aller voir ailleurs : la mer, la campagne peut-être, la montagne pourquoi pas, du soleil, de l'air et du vent. Vous voulez tout cela, mais avec la personne à laquelle vous apportez votre soutien. C'est possible.
Des questions à se poser
Planifier le voyage
Planifier un voyager, c'est déjà voyager! Si c'est possible, impliquez votre proche dans cette étape plaisante. Cela peut être pour vous et votre proche une occasion de sortir de la routine, de vous retrouver autour d'un projet commun et de renouveler votre lien affectif. Pour vous inspirer, voici des récits de voyageurs en situation de handicap.
À cette étape, il faut faire des choix selon les aspects à prendre en compte :
Le besoin de planification lorsqu'on soutient un proche qui vit avec des troubles neurocognitifs est d'autant plus importante, voici quelques pistes pour vous faciliter la préparation du voyage.
Les organisateurs, c'est vous!
Une fois vos critères établis, vous pouvez partir à la recherche de lieux et d'établissements qui correspondent aux besoins précis que vous avez définis. Une chambre accessible n’est pas seulement idéale pour les personnes en fauteuil roulant! Elle peut également être pratique pour une personne en perte de mobilité, notamment grâce aux barres d’appui dans la salle de bains. N’hésitez pas à décrire les besoins de votre proche au moment de la réservation.
Si le Québec est votre destination, vous pouvez recourir à l'expertise de l’organisme à but non lucratif Kéroul et de sa base de données Le Québec pour tous. Elle comporte plus de 1700 entreprises touristiques certifiées accessibles ou partiellement accessibles.
Un voyage organisé?
Les voyages organisés peuvent aussi être une manière de vous simplifier la vie. Un professionnel gérera vos déplacements et vos visites. Il ne vous restera plus qu’à vous concentrer sur le soutien de votre proche. C’est une option assez libératrice! En prime, vous aurez l’occasion de socialiser avec les autres voyageurs.
Si les voyages de groupe ne vous allument pas, l’option des croisières est excellente. Comme il s’agit d’un environnement fermé, on n’a qu’à se laisser porter par les vagues. Les croisières limitent aussi les efforts physiques: ce sont les restaurants et l’établissement d’hébergement qui se déplacent!
Ce à quoi porter attention pour voyager avec mon proche en toute sécurité
Ne partez pas sans ça!
Date de publication : Juin 2026
Source : https://www.lappui.org/fr/je-suis-aidant/etre-proche-aidant/faciliter-mon-quotidien/voyager-avec-mon-proche/
Vous avez envie de prendre l'air. Au quotidien, vous vous efforcez de concilier travail et soin à votre proche, de prendre soin de vous et de ménager du temps pour vous en acceptant l'aide. Cela ne suffit pas. Aujourd'hui, vous voulez aller voir ailleurs : la mer, la campagne peut-être, la montagne pourquoi pas, du soleil, de l'air et du vent. Vous voulez tout cela, mais avec la personne à laquelle vous apportez votre soutien. C'est possible.
Des questions à se poser
- De quoi avez-vous envie pour ce voyage? Et votre proche?
- Par rapport à ces rêves, qu'est-ce qui semble faisable, de façon réaliste?
- Quelles sont les contraintes que vous entrevoyez? Au contraire, les possibilités?
- Comment et jusqu'à quel point voulez-vous, ou pouvez-vous, vous impliquer dans la planification du voyage?
- Comment impliquer votre proche dans la préparation?
- Votre proche devrait-il voir un médecin avant le départ?
Planifier le voyage
Planifier un voyager, c'est déjà voyager! Si c'est possible, impliquez votre proche dans cette étape plaisante. Cela peut être pour vous et votre proche une occasion de sortir de la routine, de vous retrouver autour d'un projet commun et de renouveler votre lien affectif. Pour vous inspirer, voici des récits de voyageurs en situation de handicap.
À cette étape, il faut faire des choix selon les aspects à prendre en compte :
- l'accessibilité des lieux visités et de l'hébergement;
- les modalités des moyens de transport;
- la disponibilité de services tels que ceux pour des personnes ayant une déficience visuelle ou ayant une déficience auditive;
- la disponibilité de services d'assistance, de soins et d'accompagnement.
Le besoin de planification lorsqu'on soutient un proche qui vit avec des troubles neurocognitifs est d'autant plus importante, voici quelques pistes pour vous faciliter la préparation du voyage.
Les organisateurs, c'est vous!
Une fois vos critères établis, vous pouvez partir à la recherche de lieux et d'établissements qui correspondent aux besoins précis que vous avez définis. Une chambre accessible n’est pas seulement idéale pour les personnes en fauteuil roulant! Elle peut également être pratique pour une personne en perte de mobilité, notamment grâce aux barres d’appui dans la salle de bains. N’hésitez pas à décrire les besoins de votre proche au moment de la réservation.
Si le Québec est votre destination, vous pouvez recourir à l'expertise de l’organisme à but non lucratif Kéroul et de sa base de données Le Québec pour tous. Elle comporte plus de 1700 entreprises touristiques certifiées accessibles ou partiellement accessibles.
Un voyage organisé?
Les voyages organisés peuvent aussi être une manière de vous simplifier la vie. Un professionnel gérera vos déplacements et vos visites. Il ne vous restera plus qu’à vous concentrer sur le soutien de votre proche. C’est une option assez libératrice! En prime, vous aurez l’occasion de socialiser avec les autres voyageurs.
Si les voyages de groupe ne vous allument pas, l’option des croisières est excellente. Comme il s’agit d’un environnement fermé, on n’a qu’à se laisser porter par les vagues. Les croisières limitent aussi les efforts physiques: ce sont les restaurants et l’établissement d’hébergement qui se déplacent!
Ce à quoi porter attention pour voyager avec mon proche en toute sécurité
- La sensibilité à la déshydratation;
- L’exposition à de fortes chaleurs ou à de grands froids;
- La compatibilité de l’état de santé avec le type de voyage prévu;
- Le risque lié à certains traitements selon les conditions du voyage;
- La perte de repères dans un nouvel environnement;
- Le stress et la fatigue occasionnés par le déplacement.
Ne partez pas sans ça!
- La Carte Accompagnement Loisir (CAL), programme offrant la gratuité à l’accompagnateur;
- Une carte de l’âge d’or si c'est votre cas, et vos autres cartes de fidélité offrant des rabais;
- Une gourde d’eau que vous pourrez remplir;
- Plus de médicaments que nécessaire pour toute la durée du voyage, une copie de l’ordonnance originale et une note du fournisseur de soins de santé expliquant la raison de la prise de ce médicament;
- Le bracelet MedicAlert, un outil pratique permettant aux policiers et aux professionnels de la santé d’identifier rapidement la personne et ses besoins en cas d’urgence;
- Des photos récentes de votre proche, afin de pouvoir l’identifier en tout temps;
- Une vignette de stationnement pour une place réservée;
Date de publication : Juin 2026
Source : https://www.lappui.org/fr/je-suis-aidant/etre-proche-aidant/faciliter-mon-quotidien/voyager-avec-mon-proche/
Gérer l’agressivité chez mon proche
Il est normal que l’agressivité de votre proche vous déstabilise, vous confronte, vous apeure. Il n’existe pas de méthode parfaite, mais certaines conduites peuvent être adoptées pour calmer votre proche lors d’un épisode d’agressivité. (Source : L’Appui)
Déterminer les facteurs déclencheurs et les causes qui ont suscité l’emportement peut permettre de développer des stratégies de manière à prévenir, diminuer ou éviter les épisodes d’agressivité.
- Restez calme et évitez de contredire ou confronter votre proche;
- Accordez à votre proche de l’espace physique pour qu’il se calme et vous protéger si l’agression est physique;
- Utilisez un ton respectueux, calme et une attitude de bienveillance envers votre proche. Élever la voix pourrait aggraver la situation;
- Éliminez les bruits forts et distrayants (télévision, radio) et cesser les agitations (par exemple, faire plusieurs tâches à la fois);
- Évitez les contacts physiques, cela pourrait intensifier la violence physique de sa part;
- Distrayez votre proche en débutant une nouvelle conversation ou une nouvelle activité;
- Évitez de menacer votre proche (par exemple lui dire qu’un proche ne viendra plus le visiter s’il continue d’être agressif);
- À tout moment, si vous craignez d’être blessé, quittez la pièce et revenez quelques minutes plus tard.
Déterminer les facteurs déclencheurs et les causes qui ont suscité l’emportement peut permettre de développer des stratégies de manière à prévenir, diminuer ou éviter les épisodes d’agressivité.
- Assurez-vous que la routine de votre proche est stable et constante;
- Subdivisez les activités en étapes faciles à gérer;
- Distrayez-le, utilisez l’humour;
- Lorsque vous vous approchez de votre proche, pour ne pas le surprendre ou lui faire peur, faites-le lentement, par en avant, au même niveau que lui;
- Soyez attentif au langage non verbal :poings serrés, agitation, répétitions de mouvement
- Tenez un journal de bord (p.ex. transcrire sur papier les événements d’agressivité et heureux de votre proche permet d’identifier la fréquence, le moment dans la journée et les causes qui ont déclenché le comportement agressif).
Six moyens pour nourrir l’espoir
L’espoir est un outil puissant pour traverser les aléas de la vie. Il permet d’aider à la santé émotionnelle et psychologique en nous donnant le sentiment d’aller vers l’avant. Je ne vous parle évidemment pas ici de « faux espoirs » ni de « pensée magique ». Vous avez probablement tous déjà entendu l’expression « voir le verre à moitié plein », qui exprime en fait l’espoir et l’optimisme (à l’inverse de « voir le verre à moitié vide », qui illustre plutôt le pessimisme). Certes, il n’est pas toujours facile de voir la vie ainsi, surtout quand on se retrouve dans des circonstances plus difficiles, mais l’espoir est un état d’esprit qui se développe et se cultive. Voici certains moyens qui peuvent aider :
Si tu as de la difficulté à trouver de l’espoir dans ton quotidien, il peut toujours être utile d’en parler à une personne de confiance. Au final, ce n’est souvent qu’une question de perception et de décision.
Comment choisirez-vous de vivre votre journée aujourd’hui?
Source : https://www.cliniquepsychosocialedemontreal.com/blogue/six-moyens-pour-nourrir-lespoir
- Prendre du recul afin de voir les choses dans leur ensemble peut permettre de relativiser une situation en lui donnant un nouvel angle. Rien n’est blanc ou noir, les nuances de gris sont nombreuses.
- S’efforcer de voir les bons côtés d’une situation même lorsqu’elle nous déplait, soit « le revers de la médaille ». Même dans les situations les plus difficiles, il peut y avoir des points positifs. Il arrive qu’on mette du temps à les identifier, mais ils sont pourtant présents.
- Célébrer ses succès et ses accomplissements en se remémorant tous les autres défis qu’on a traversés et relevés sur notre chemin. Cela permet de déjouer notre discours intérieur lorsqu’il est négatif.
- Se concentrer sur l’avenir en réfléchissant à la façon dont on souhaite que les choses changent. Puis, se fixer des objectifs en ce sens et faire un premier pas dans l’atteinte de ceux-ci.
- Faire preuve de patience et de tolérance en se rappelant que rien n’est permanent, la vie étant composée de vagues qui vont et viennent. Il y aura toujours de bonnes journées et de moins beaux jours. L’idée étant d’accepter que les choses soient ainsi faites.
- Se rappeler que tout va éventuellement rentrer dans l’ordre et parfois même plus vite et mieux qu’on le pense. Les efforts qu’on est prêt à fournir en ce sens sont évidemment déterminants à ce stade-ci.
Si tu as de la difficulté à trouver de l’espoir dans ton quotidien, il peut toujours être utile d’en parler à une personne de confiance. Au final, ce n’est souvent qu’une question de perception et de décision.
Comment choisirez-vous de vivre votre journée aujourd’hui?
Source : https://www.cliniquepsychosocialedemontreal.com/blogue/six-moyens-pour-nourrir-lespoir
Milieu de vie d'un aîné en perte d'autonomie, qui décide ?
Votre proche semble avoir de la difficulté à vivre seul chez lui ? Vous croyez qu’il est temps pour lui d’emménager dans un milieu de vie qui lui offre des services adaptés à sa situation ? Qui peut prendre cette décision ? Que faire si votre proche et vous êtes en
désaccord ?
Règle générale : c’est l’aîné qui décide
En règle générale, vous ne pouvez pas obliger votre proche à déménager s’il n’en a pas envie. Toute personne majeure peut décider de l’endroit où elle habite.
Dans certains cas, un proche peut décider pour l’aîné
Malgré la règle générale qui veut que toute personne majeure puisse décider seule de son milieu de vie, il arrive qu’un proche puisse prendre cette décision à sa place. C’est le cas lorsqu’un médecin juge que la personne en question n’est pas apte à prendre cette décision par elle-même. En effet, le choix du milieu de vie peut parfois être considéré comme un « soin » au sens de la loi. Lorsqu’un médecin estime qu’une personne n’est pas apte à prendre une décision concernant un soin, une autre personne peut décider à sa place.
Ainsi, les proches d’un aîné peuvent parfois décider qu’il sera hébergé dans un établissement répondant mieux à ses besoins, par exemple un CHSLD, une RPA ou une ressource intermédiaire, et ce, sans son consentement.
L’hébergement peut constituer un soin pour lequel un proche peut décider à la place de l’aîné si cela permet, par exemple, d’assurer l’intégrité de l’aîné (ex. : en supervisant sa prise de médicaments, en lui fournissant les besoins de base pour ses activités de la vie quotidienne, tels que l’alimentation, l’hydratation, les soins d’hygiène et l’habillement, et en assurant sa sécurité),
Important : Ce n’est pas parce qu’une personne est visée par un mandat de protection ou parce qu’elle est sous tutelle qu’elle est automatiquement inapte à prendre une décision concernant ses soins. C’est au médecin de déterminer si elle est apte à prendre une décision, et ce, concernant chaque soin qui lui est proposé.
Seuls certains proches peuvent décider lorsque l’aîné n’est pas apte à le faire
Si le médecin estime que votre proche n’est pas apte à choisir son milieu de vie, la personne qui pourra faire ce choix à sa place dépendra de la situation :
Si l’aîné inapte à choisir son milieu de vie refuse la décision prise par son proche, le tribunal peut trancher
Même si le médecin estime que votre proche n’est pas apte à décider par lui-même et que vous pouvez décider pour lui, il faudra parfois obtenir l’autorisation du tribunal pour l’obliger à déménager. Dans la situation où le soin en question consiste à être hébergé dans un établissement comme dans un CHSLD, une RPA ou une ressource intermédiaire, la demande au tribunal sera habituellement faite par l’établissement de Santé Québec où votre proche reçoit ses soins de santé (auparavant appelé Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS ou CIUSSS)).
Pour rendre sa décision, le juge déterminera, entre autres choses, si :
À moins que ce ne soit impossible pour lui de le faire, votre proche pourra aussi donner son opinion dans le cadre de la procédure judiciaire. Si votre proche est considéré comme apte à décider de ses soins, ni vous ni le tribunal ne pouvez le forcer à déménager.
Texte tiré du site : https://juridiqc.gouv.qc.ca/aines-en-perte-dautonomie/milieu-de-vie-biens-finances-sante-mobilite/milieu-de-vie/milieu-de-vie-dun-aine-en-perte-dautonomie-qui-decide, février 2026
désaccord ?
Règle générale : c’est l’aîné qui décide
En règle générale, vous ne pouvez pas obliger votre proche à déménager s’il n’en a pas envie. Toute personne majeure peut décider de l’endroit où elle habite.
Dans certains cas, un proche peut décider pour l’aîné
Malgré la règle générale qui veut que toute personne majeure puisse décider seule de son milieu de vie, il arrive qu’un proche puisse prendre cette décision à sa place. C’est le cas lorsqu’un médecin juge que la personne en question n’est pas apte à prendre cette décision par elle-même. En effet, le choix du milieu de vie peut parfois être considéré comme un « soin » au sens de la loi. Lorsqu’un médecin estime qu’une personne n’est pas apte à prendre une décision concernant un soin, une autre personne peut décider à sa place.
Ainsi, les proches d’un aîné peuvent parfois décider qu’il sera hébergé dans un établissement répondant mieux à ses besoins, par exemple un CHSLD, une RPA ou une ressource intermédiaire, et ce, sans son consentement.
L’hébergement peut constituer un soin pour lequel un proche peut décider à la place de l’aîné si cela permet, par exemple, d’assurer l’intégrité de l’aîné (ex. : en supervisant sa prise de médicaments, en lui fournissant les besoins de base pour ses activités de la vie quotidienne, tels que l’alimentation, l’hydratation, les soins d’hygiène et l’habillement, et en assurant sa sécurité),
Important : Ce n’est pas parce qu’une personne est visée par un mandat de protection ou parce qu’elle est sous tutelle qu’elle est automatiquement inapte à prendre une décision concernant ses soins. C’est au médecin de déterminer si elle est apte à prendre une décision, et ce, concernant chaque soin qui lui est proposé.
Seuls certains proches peuvent décider lorsque l’aîné n’est pas apte à le faire
Si le médecin estime que votre proche n’est pas apte à choisir son milieu de vie, la personne qui pourra faire ce choix à sa place dépendra de la situation :
- L’aîné a un mandataire ou un tuteur : son mandataire ou son tuteur peut décider à sa place.
- L’aîné n’a ni mandataire ni tuteur, mais a un conjoint (marié ou non) : son conjoint peut décider à sa place.
- L’aîné n’a ni mandataire, ni tuteur, ni conjoint : un proche parent ou une personne qui démontre un intérêt particulier pour l’aîné peut décider à sa place.
Si l’aîné inapte à choisir son milieu de vie refuse la décision prise par son proche, le tribunal peut trancher
Même si le médecin estime que votre proche n’est pas apte à décider par lui-même et que vous pouvez décider pour lui, il faudra parfois obtenir l’autorisation du tribunal pour l’obliger à déménager. Dans la situation où le soin en question consiste à être hébergé dans un établissement comme dans un CHSLD, une RPA ou une ressource intermédiaire, la demande au tribunal sera habituellement faite par l’établissement de Santé Québec où votre proche reçoit ses soins de santé (auparavant appelé Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS ou CIUSSS)).
Pour rendre sa décision, le juge déterminera, entre autres choses, si :
- Votre proche est inapte à prendre une décision concernant le soin proposé, c’est-à-dire être hébergé dans l’établissement en question.
- Votre proche refuse catégoriquement d’être hébergé dans cet établissement.
- L’état de santé de votre proche requiert qu’il soit hébergé dans cet établissement.
- Les bienfaits attendus d’un hébergement dans ce type d’établissement dépassent les inconvénients et contraintes éventuels.
À moins que ce ne soit impossible pour lui de le faire, votre proche pourra aussi donner son opinion dans le cadre de la procédure judiciaire. Si votre proche est considéré comme apte à décider de ses soins, ni vous ni le tribunal ne pouvez le forcer à déménager.
Texte tiré du site : https://juridiqc.gouv.qc.ca/aines-en-perte-dautonomie/milieu-de-vie-biens-finances-sante-mobilite/milieu-de-vie/milieu-de-vie-dun-aine-en-perte-dautonomie-qui-decide, février 2026
L'usure de compassion : comment la reconnaître et la prévenir ?
Être proche aidant peut être très exigeant et demander de puiser quotidiennement dans ses réserves d’énergie, de force, de patience et de compassion. Voici quelques pistes pour reconnaitre et prévenir l'usure de compassion.
L’usure de compassion se définit comme une profonde érosion émotionnelle et physique qui prend place lorsque les personnes qui aident ne sont plus capables de se régénérer et de se ressourcer. Elle est « liée à une compassion extrême, à un désir profond d’aider l’autre quitte à s’oublier, ce qui mène à une perte d’énergie psychologique, émotionnelle et physique. C’est une usure qui s’installe de façon lente et graduelle et qui se produit lorsque la personne qui aide n’est plus capable de se ressourcer et de retrouver son énergie.» (Fortier, 2018)
L’usure de compassion peut se traduire par :
Des pistes afin d’y faire face :
Source : https://www.lappui.org/fr/actualite/l-usure-de-compassion-comment-la-reconnaitre-et-la-prevenir/
L’usure de compassion se définit comme une profonde érosion émotionnelle et physique qui prend place lorsque les personnes qui aident ne sont plus capables de se régénérer et de se ressourcer. Elle est « liée à une compassion extrême, à un désir profond d’aider l’autre quitte à s’oublier, ce qui mène à une perte d’énergie psychologique, émotionnelle et physique. C’est une usure qui s’installe de façon lente et graduelle et qui se produit lorsque la personne qui aide n’est plus capable de se ressourcer et de retrouver son énergie.» (Fortier, 2018)
L’usure de compassion peut se traduire par :
- Un épuisement profond, tant physique qu’émotif.
- De la colère, de l’inquiétude, de l’anxiété, voire de l’intolérance.
- Un sentiment de détachement et/ou de perte d’intérêt.
- Un très fort sentiment d’impuissance.
- Une forte émotivité.
- Un besoin de s’isoler.
- Une remise en question de l’humanité et du sens de la vie.
- Des difficultés de sommeil, de la fatigue, de l’épuisement.
- Des troubles de l’alimentation.
- Etc.
Des pistes afin d’y faire face :
- Prendre un moment de recul afin d’identifier les sources de stress.
- Identifier ce qu’on peut changer et ce que l’on ne peut pas changer. Se demander : «qu’est-ce qui est en mon pouvoir?»
- Prendre conscience de la manière dont on interagit et intervient auprès de son proche. Par exemple, quelles sont les valeurs, les croyances, les intentions, etc. qui sous-tendent nos actions?
- Pratiquer des auto-soins : relaxation, déterminer « comment je vais me libérer de mon stress, » bien s’alimenter, s’assurer d’avoir de bonnes nuits de sommeil, s’adonner à des activités (loisirs, culturelles, etc.), garder une vie sociale.
- Prendre un engagement envers soi-même : mettre ses limites et connaître ses propres limites (temps, répit, priorité, attentes réalistes, niveau d’énergie, sens de son engagement, motivations, etc.)
- Aller chercher de l’aide et du soutien (soutien social et professionnel).
- S’entrainer à recevoir et à apprécier l’affection et le soutien des autres.
- Pratiquer la bienveillance envers soi-même : ne pas juger ses pensées ou ses émotions. Se concentrer sur ses réussites et remettre les situations difficiles en perspective. Apprendre à reconnaître ses limites avant de les atteindre. Se comporter avec soi comme on le ferait avec son meilleur ami qui traverserait des difficultés; avec gentillesse et compréhension.
Source : https://www.lappui.org/fr/actualite/l-usure-de-compassion-comment-la-reconnaitre-et-la-prevenir/